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samedi 7 avril 2012

chateau de rocbaron

le Castellas  a forcalqueiret. Une des plus importantes forteresses médiévales du Var, avec Rougiers (voir note sur le site de Rougiers dans ce blog) et de Pontevès.  Elle fut construite au XIIIème siècle, fortement remanié au XVème siècle, abandonné définitivement au cours du XVIIème siècle. Ce château n’est pas seul sur sa butte : l’ancien village s’étage sur la pente sud où l’on peut voir les vestiges des maisons et des remparts. 
Au XVIIIème siècle, en 1721, un sergent vint acheter des moutons à Forcalqueiret et y apporta la peste. On séquestra les habitants et on enferma le sergent chez lui (On ne savait pas guérir la maladie à l’époque). Trouvant qu’on empiétait sur ses droits, l’officier libéra les habitants et ordonna au curé de faire les enterrements comme à l’accoutumée. Mais la peste se déclara avec fureur et le sergent fut obligé de fuir. Le village de Forcalqueiret perdit 180 habitants sur les 230 qu’il comptait
e chemin empierré qui  y monte est court mais pas toujours facile. A partir de la plate-forme avec la citerne et du panneau dissuasif (la commune décline toute responsabilité en cas d’accident), je contourne le chateau par le sud. La découverte est à la mesure de la taille de l’édifice : impressionnante. Je n’arrive pas par la porte d’entrée, mais par la grande salle sud béante de 25m de long (voir photo ci-contre), à deux étages ; je passe sous l’une des deux portes en ogive qui permettaient normalement d’y accéder depuis la cour intérieure (22m de long, 6m de large, l’idéal pour une réception !). On voit de distance en distance les corbeaux à triple rang soutenant le départ des arcs. Quel évènement a tant endonmmagé cette partie de l’édifice ?
Côté ChapellesA l’angle sud-est (A1) la chapelle Saint-Jean et ses deux absides, est accolée aux salles périphériques de la cour. La plus spacieuse à l’est était destinée à l’ensemble du personnel du château, celle plus petite et privée, au châtelain et sa famille qui y accédaient latéralement par un très curieux escalier en colimaçon. Dernière bizarrerie, l’extérieur de cet escalier, devient semi-hexagonal en s’élevant vers le haut du bâtiment.

Cour et entrée salle de serviceVue sur cour depuis l’ouestLa cour intérieure est vaste. Sur les photos ci-contre, on voit bien les portes d’accès aux différentes salles Nord et Est(photo de gauche) et l’accès à la salle de service (A1 photo de droite), pièce à partir de laquelle on servait les boissons. Un escalier en gradins permettait d’accéder au cellier. Deux rangées de crochets ont pu supporter une toiture intérieure en pente pour récolter l’eau de pluie dans la citerne. L’école de Roc-Baron a fait un reportage photo dans lequel vous pourrez voir l’escalier de service que je n’ai pas photographié.
Cheminée salle nordDans la salle nord (B), une cheminée encore visible, et des latrines. Des fenêtres à coussièges avec deux bancs de pierre (autrefois munis de coussin) qui se font face, permettent de se rapprocher de la lumière pour lire. Dans la salle Ancienne fontaineest (A4), une pièce voûtée. Une citerne (A2), toujours étanche, recueillait les eaux de pluie et alimentait la fontaine de la cour dont il ne reste qu’un trou dans le mur.
Le mur C du logis seigneurial à plusieurs étages donne une idée de l’importance de celui-ci, ne serait-ce qu’au nombre de fenêtres qu’on peut encore dénombrer. Au rez-de-chaussée, dans une « carnerie » (boucherie), ensemble de locaux utilitaires tels que cuisine ou celliers pour le vin ; la viande y était découpée puis conservée.Au moins un moulin à grain se trouvait dans l’enceinte du château, les fours se trouvant dans le village.Que serait un chateau sans sa porte dérobée, n’est-ce pas ? celle-là mène aux douves sèches qui entourent le chateau. Inscrite à l’inventaire des monuments historiques, la forteresse a fait l’objet d’un travail de fouilles et de restauration par l’association ASER du Centre Var1 depuis 1987, travail qui mérite l’admiration tant il est bien fait. Mais il est interrompu,  la commune de Forcalqueiret n’ayant pas soutenu le projet jusqu’à son terme
Nous sortons par la porte d’entrée autrefois surmontée d’une tour. Nous découvrons les vestiges des remparts. Un dernier regard vers le château : militaire ou d’agrément, je ne saurais le dire. 
Cette visite a été suivie d’une balade plus longue sur les hauteurs de Rocbaron ; c’est donc à presque 14h que nous avons pris notre repas à l’auberge de la bergerie à Rocbaron : une adresse à retenir.